Historique
English translation

LogoLa compagnie Guilbault-Thérien inc., fondée en 1946, est le fruit de la collaboration de Maurice Guilbault et d’Antonio Delage. À ses débuts, la compagnie porte le nom d’Orgue Providence et est située sur la rue Crevier dans le village de La Providence. À l’époque, six artisans y travaillent et fabriquent principalement des parties d’orgues ainsi que des jouets musicaux.

En 1955, le fils de monsieur Guilbault, André, se joint à son père et à monsieur Delage pour faire son apprentissage. L’entreprise, qui a maintenant à son emploi huit personnes à temps complet, délaisse peu à peu la simple fourniture d’éléments d’orgues pour s’orienter plutôt vers la construction d’orgues neufs. Incorporée en 1961, la compagnie produit à cette époque trente-quatre nouveaux instruments, répare, nettoie et effectue des mises au point sur sept orgues du Québec.

André Guilbault et Guy ThérienLorsque André Guilbault prend la relève à la direction de l’entreprise en 1968, Guy Thérien, après un apprentissage chez Casavant Frères, se joint à l’équipe à titre de concepteur et d’harmoniste. Sa venue marque un tournant sur le plan esthétique comme le signale Antoine Bouchard dans L’Encyclopédie de la musique au Canada : « Les jeunes associés changèrent alors la politique de la maison et l’orientèrent vers la production d’orgues à traction mécanique. Les orgues qu’ils ont signés depuis, notamment [...] celui de la cathédrale Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1974), sont bien dans l’esprit du renouveau de la facture canadienne depuis 1960 ». La maison se taille aussi une réputation enviable dans le domaine de la restauration et de la réfection d’orgues anciens, comme par exemple celui de la basilique Saint Patrick’s de Montréal en 1972 (un orgue Warren de 1852 que Casavant Frères a réparé en 1895).

En 1978, l’entreprise change de nom pour celui de Guilbault-Thérien inc., identifiant ainsi les deux propriétaires: André Guilbault et Guy Thérien.

L'atelier de la rue Crevier étant devenu trop petit, on déménage au printemps 1985 dans un nouvel espace à Saint-Thomas-d’Aquin, toujours près de Saint-Hyacinthe. Les premiers instruments à être confectionnés sont justement pour des communautés religieuses ou des paroisses du diocèse de Saint-Hyacinthe: l’abbaye cistercienne de Rougemont, et Sainte-Maria-Goretti de Beloeil.

Alain GuilbaultUne première commande des États-Unis provient de la paroisse Grace Church, de White Plains dans l’État de New York, pour un orgue à traction mécanique de quatre claviers et quarante-cinq jeux. Peu après, l’obtention du contrat pour la construction du grand orgue classique français dit « en seize pieds » à quatre claviers pour la chapelle du Grand Séminaire de Montréal, constitue une première au Canada. En 1992, André Guilbault se retire de la partie administrative de la compagnie, tout en demeurant actif. Alain Guilbault (sans lien de parenté), qui œuvre au sein de l’entreprise depuis 1981, lui succède et devient le nouvel associé de Guy Thérien. Il travaille principalement au service d’entretien des orgues tout en poursuivant sa fonction d’harmoniste.

À l’aube de 1996, deux importants contrats marquent le cinquantenaire de la maison: le nouvel instrument de l’église Saint-Léon de Westmount voit le jour (deux claviers, trente et un jeux, traction mécanique) et la réfection du grand orgue de la basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal (un Casavant Frères, quatre claviers, quatre-vingt-onze jeux).

L'entreprise, qui emploie à ce jour une douzaine d’artisans de façon permanente, restaure en moyenne trois instruments annuellement et fabrique aussi un instrument neuf, selon la demande de la clientèle. Suivant la tradition des organiers anciens, l’atelier se suffit à lui-même, en assumant chacune des étapes de la conception, de la réalisation et de l’installation de ses instruments. N’ayant pas d’attache avec une école européenne, on se permet une plus grande liberté et une ouverture quant à l’esthétique des instruments, tout en s’inspirant des traditions anciennes de la facture de l’orgue.





Guilbault-Thérien, Inc. was founded in 1946 as the result of a partnership between Maurice Guilbault and Antonio Delage. At the beginning, the company was named Orgue Providence (Providence Organ Company) and was located on Crevier Street in the village of La Providence. At that time, 6 craftsmen were employed and were mainly involved in the manufacturing of organ parts and toy musical instruments.

In 1955, Mr. Guilbault's son, André, joined the company to begin his apprenticeship under his father and Mr. Delage. The company, which at that point hired 8 full-time employees, slowly abandoned the organ supplies business to direct its activities towards building new organs. Incorporated in 1961, the company manufactured 34 new instruments, along with repairs, cleaning and tuning of 7 organs in Québec.

When André Guilbault takes over the management of the firm in 1968, Guy Thérien, after an apprenticeship at Casavant Frères, joins the group as designer and voicer. His arrival marks a turning point in the firm's aesthetic point of view as reported by Antoine Bouchard in the Encyclopedia of Music in Canada: «The young associate shifted the firm's policies and directed its activities towards the production of tracker action organs. The organs they have since built, namely [...] the one in the Cathedral of Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1974), are well in the organ-revival spirit going on in Canadian organ building since 1960». The firm builds an enviable reputation in the renovation and rebuilding of historic organs like the one in St. Patrick's Basilica in Montreal in 1972 (a 1852 Warren organ repaired by Casavant in 1895).

In 1978, the firm changes its name to Guilbault-Thérien Inc., to clearly identify the two partners: André Guilbault and Guy Thérien.

The shop on Crevier Street, because it is too small, is moved in the Spring of 1985, to a new location in St-Thomas-d'Aquin, near St-Hyacinthe. The first instruments to be built in the new shop are for religious orders or parishes in the diocese of St-Hyacinthe: the Rougemont Cistercian Abbey, and Sainte-Maria-Goretti in Beloeil.

The firm's first order from the United States comes from Grace Church, in White Plains N.Y. for a 4-manual, 45-stop tracker action organ. Soon after that, a contract comes for building a large 4-manual French classical organ called "Grand seize pieds" (Grand 16-foot) for the Chapel in the "Grand Séminaire de Montréal" (Theological Seminary), that sets a predecent in Canada. In 1992, André Guilbault retires from the firm's administrative services while still remaining active in the firm. Alain Guilbault, who started working at the firm in 1981 and is of no relationship to the former owners, becomes Guy Thérien's new associate succeeding André Guilbault. He works mainly in the maintenance department while continuing his role as a voicer.

Early in 1996, two large contracts mark the firm's 50th anniversary: a new instrument for the Church of St.-Léon in Westmount (2-manual, 31-stop, tracker action) and the restoration of the great organ in the Basilica-Cathedral Marie-Reine-du-Monde in Montreal (a 4-manual, 91-stop Casavant).

Today, the firm employs a dozen full-time craftsmen and restores annually, on the average, three instruments in addition to building one new instrument depending on demand. Following the traditions of historic organbuilders, the workshop is self-sufficient, meaning that it assumes each and every one of the steps included in the design, building and installation of its instruments. Having no particular links to any European national school, the firm has great freedom in the aesthetic design of its instruments while drawing from historic traditions in organbuilding.





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